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Déclaration
Déclaration prononcée à l’issue de la 17e Conférence des Parties
DURBAN, Afrique du Sud - le 11 décembre 2011 - Le ministre de l’Environnement du Canada, l’honorable Peter Kent, a émis aujourd’hui la déclaration qui suit à l’issue de la 17e Conférence des Parties.
« Le Canada est venu à Durban en toute bonne foi tout en étant résolu à s’engager de façon constructive à élaborer un nouvel accord international sur les changements climatiques qui comporte des cibles de réductions contraignantes pour tous les grands émetteurs.
« Au petit matin, dimanche, 195 pays réunis à la 17e Conférence des Parties sont parvenus à un nouvel accord de grande portée. La plateforme de Durban établit un processus portant sur la négociation d’un nouveau traité sur les changements climatiques qui prévoirait des engagements contraignants de la part de tous les grands émetteurs.
« Ces négociations seront ardues, mais nous sommes raisonnablement optimistes que nous obtiendrons un nouvel accord d’ici 2015.
« Nous voulons à tout prix éviter une autre alliance à l’instar du Protocole de Kyoto. Ce protocole n’était pas efficace et ne convenait pas au Canada. Le gouvernement qui nous a précédés n’aurait pas dû le ratifier.
« La plateforme de Durban constitue un cadre juste et équilibré aux fins d’une action responsable et efficace de la même nature que les accords de Cancún, adoptés à la 16e Conférence des Parties et découlant de l’Accord de Copenhague.
« Le Canada a clairement déclaré que nous ne prendrons aucun engagement pour la seconde phase du Protocole de Kyoto. De plus, nous n’affecterons aucune ressource limitée pour capitaliser le nouveau fonds vert pour le climat - que prévoit l’accord de Durban - tant que les grands émetteurs n’auront pas tous accepté les cibles de réduction juridiquement contraignantes et la déclaration transparente de leur inventaire des gaz à effet de serre.
« La visée du Canada est d’arriver à de véritables réductions des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C’est la raison pour laquelle nous prenons des mesures concrètes au pays. C’est aussi pour cette raison que nous sommes un membre actif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
« Le Canada poursuivra ses travaux avec ses partenaires internationaux afin de trouver des moyens justes, efficaces et exhaustifs de lutter contre les changements climatiques alors que le Qatar assumera la présidence au cours de la prochaine année.
« Comme toujours, nous continuerons d’agir dans le meilleur intérêt du Canada et de la population canadienne. Et nous espérons que les pays se joindront à cette initiative mondiale en prenant des mesures concrètes et proportionnées pour réduire considérablement leurs émissions. »
COMMUNIQUE
Crise alimentaire / Afrique de l’Ouest: Des Millions de personnes risquent de vivre une crise alimentaire grave si aucune action rapide n’est entreprise, selon Oxfam
DAKAR, Sénégal, 12 décembre 2011/ — Des millions de personnes en Afrique de l’Ouest pourraient être sauvées d’une grave crise alimentaire si des actions de prévention à grande échelle étaient menées dans cette région, a déclaré Oxfam aujourd’hui.
Les premiers indicateurs disponibles soulignent les risques d’une crise alimentaire en 2012, avec des populations particulièrement à risque en Mauritanie, au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad.
C’est donc maintenant qu’il faut investir dans des mesures préventives, a indiqué l’organisation.
Les gouvernements de la région, qui ont déjà reconnu la gravité de la crise, devraient redoubler d’efforts pour s’assurer que les populations reçoivent de l’argent pour s’alimenter, de la nourriture pour leur bétail, et que l’aide alimentaire d’urgence soit disponible et prête a être distribuée.
Pour Mamadou Biteye Directeur Humanitaire d’Oxfam en Afrique de l’ouest, « La situation semble extrêmement préoccupante pour des millions de personnes en Afrique de l’Ouest, mais le pire peut encore être évité. La crise a été identifiée tôt, et nous savons qu’il existe des mesures simples et rentables qui peuvent être prises pour protéger les populations les plus vulnérables. Cette fois-ci, nous pouvons agir avant que l’urgence ne sévisse ».
Les systèmes d’alerte précoce ont identifié une série de facteurs qui contribuent au déclenchement de cette crise. De faibles précipitations et des niveaux d’eau plutôt bas, des récoltes et des fourrages limités, une diminution des transferts de fonds des migrants, et les prix élevés des denrées alimentaires, concourent tous à causer de sérieuses difficultés.
Sur la base des informations disponibles avec les systèmes d’alerte précoce, la production des céréales a chuté, en comparaison avec la moyenne des 5 dernières années. Le Tchad et la Mauritanie ont notamment des déficits de production agricole de plus de 50%, comparée à l’année écoulée. Les réserves nationales sont dangereusement basses, alors que les prix de certaines céréales clés sont 40% plus élevés que la moyenne des 5 dernières années.
Alors que les évaluations se poursuivent pour identifier les personnes les plus à risque, les premiers résultats montrent que 6 millions de personnes au Niger et 2,9 millions au Mali vivent dans des régions vulnérables à cette crise, alors qu’en Mauritanie un peu plus de 25% de la population, soit 700 000 habitants, sont à risque et pourraient être confrontés à une insécurité alimentaire sévère. Les données officielles du Burkina sont attendues bientôt, mais il est fait état de prés de deux millions de personnes qui risque d’être affectées. Au Tchad 13 régions sur 22 pourraient être concernées par l’insécurité alimentaire.
En 2010, la région du Sahel en Afrique de l’Ouest a connu une crise alimentaire majeure qui a frappé dix millions de personnes.
Mamadou Biteye ajoute que «Les populations se remettent encore de la dernière crise de 2010 et sont extrêmement vulnérables à tout nouveau choc, tels que la hausse des prix alimentaires, les mauvaises récoltes ou la perte de leurs animaux. Ces populations ont besoin d’aide maintenant pour renforcer leur résilience avant l’année prochaine ».
Oxfam prépare des actions pour répondre immédiatement aux besoins des personnes les plus vulnérables. L’organisation travaille dans certaines zones affectées pour aider les populations à accroitre leur résilience face à la crise actuelle, et s’apprête aussi à fournir de l’assistance alimentaire.
Par exemple en Mauritanie, dans la région de Gorgol, 1 300 femmes organisées en coopératives ont bénéficié de systèmes d’irrigation qui, grâce à une pompe, tire de l’eau d’une rivière jusqu’aux jardins potagers. Au Burkina Faso, Oxfam a déjà démarré une réponse humanitaire, avec le soutien de ECHO, pour aider prés de 50 000 personnes à accéder à la nourriture.
Alors qu’une réponse rapide à la prochaine crise est importante pour la protection des populations en 2012, Oxfam rappelle également que prévenir les prochaines crises nécessitera une action pour répondre aux causes profondes de ces crises et un soutien à long terme aux populations les plus pauvres dans une région où 300 000 enfants meurent de maladies liées à la malnutrition, même en temps dit « normal ».
Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Oxfam.
A propos de Oxfam
Oxfam (http://www.oxfam.org) est une confédération internationale de 15 organisations travaillant ensemble dans 98 pays et en collaboration avec des partenaires et des alliés dans le monde entier pour trouver des solutions durables à la pauvreté et à l’injustice.
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SOURCE
Oxfam
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